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Un atelier de formation sur les sociétés coopératives s’est ouvert samedi à Thiès (ouest), à l’intention des organisations de producteurs et des services techniques agricoles de la zone des Niayes (ouest). L’atelier de deux jours est organisé par le Centre de recherche et d’action sur les droits économiques, sociaux et culturels (CRADESC) et ses partenaires. 

Le but des organisateurs est de faire connaître davantage aux bénéficiaires le fonctionnement et la nouvelle forme juridique des sociétés coopératives, des structures vers lesquelles doivent s’orienter les techniciens et les producteurs agricoles, selon la présidente du CRADESC, Fatima Diallo. Lors du Conseil des ministres du 23 septembre dernier, le président de la République avait préconisé la réactualisation du cadre juridique des coopératives, a rappelé Bouna Manel Fall, conseiller juridique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Selon M. Fall, le fonctionnement des coopératives est encadré par une loi de 1983, qui est devenue obsolète depuis la sortie en 2010 d’un acte de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.  

‘’Les sociétés coopératives présentent plus de garanties que les coopératives sur le plan juridique, mais aussi plus de possibilités sur le plan financier’’, a expliqué Bouna Manel Fall. Selon Fatima Diallo, le retour des coopératives est d’actualité dans plusieurs pays, car ces structures constituent un ‘’modèle économique solidaire’’ très prisé. Matar Ndoye, le président de la Fédération des agropasteurs de Diender (ouest), a signalé la présence de 128 organisations de producteurs dans la zone des Niayes, où, selon lui, il n’existe que cinq coopératives. Une initiative en vue de la création d’une ‘’grande coopérative’’ est en cours dans la zone, selon M. Ndoye. Selon Bouna Manel Fall, le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural veut recourir aux sociétés coopératives pour mener la ‘’transformation structurelle et professionnelle du monde paysan’’. Les coopératives, à l’exception de celles qui ont une vocation bancaire ou financière, sont placées sous la tutelle du ministère chargé de l’agriculture, qui doit les promouvoir et les assister techniquement et juridiquement, a dit M. Fall. 

L’histoire des coopératives et d’autres aspects concernant cette catégorie d’association seront étudiés lors de l’atelier. La composition, le fonctionnement et l’immatriculation de la société coopérative sont l’objet des travaux de la seconde journée de la rencontre animée par deux experts, Yatma Sylla et Nfally Badji.

APS

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