Après le rejet par la tutelle du budget primitif gestion 2019 voté en novembre 2018 à 997.390.116 Francs CFA (166.863.845 en recettes de fonctionnement et 830.526.271 en investissement), le conseil communal de Ouaké a revu ce jeudi, à la baisse son budget qui s’élève désormais à 951.118.843 Francs CFA dont 149.398.045 FCFA de fonctionnement et 801.720.798 FCFA d’investissement.

Avec une réduction de 46.271.273 Francs CFA la raison principale évoquée et ayant conduit au rejet du budget primitif, c’est bien le non-respect de la lettre de cadrage exigée par le ministère de la décentralisation, a-t-on appris.

Selon les explications données par le Deuxième Adjoint au Maire (DAM) de Ouaké, Mouhamed Arouna, cette lettre de cadrage a tenu essentiellement compte de ce qui a été fait durant les trois dernières années (2016, 2017 et 2018). Ces trois années de fonctionnement dit-il, ont permis à la tutelle (préfecture de Djougou) de pouvoir savoir concrètement ce que les mairies peuvent faire. « Au vue de cette lettre de cadrage, nous avons été limités pour pouvoir répondre efficacement et de façon claire », a laissé entendre le DAM rapportant par ailleurs, qu’il a été constaté que souvent pour la mobilisation des ressources propres, certaines mairies n’atteignent même pas les 50% ; ce qui est selon lui, très dangereux et qui n’est pas très bien. « Tout ceci porte à croire qu’on fait un budget fantaisiste », a martelé M. Arouna.

Avec la retouche de leur budget, certains projets et avantages ont été touchés, a-t-on fait savoir. Et pour répondre efficacement aux besoins de la commune, plusieurs mesures ont été aussi prises dont entre autres l’affermage du marché international de Kassoua, l’identification des carrières de sable en vue d’éventuels avis d’imposition.

Dans les points de divers, le maire de Ouaké Mathurin Tomtokoum a fait part également à ses conseillers des démarches déjà entreprises auprès des autorités douanières pour éviter les tracasseries aux usagers du marché de Kassoua à la frontière bénino-togolaise.

A préciser, lors de cette première session extraordinaire, la présence de huit (8) conseillers sur les 12 que compte le conseil communal.

Signalons que les budgets primitifs gestion 2019 des quatre communes de la Donga ont été purement rejetés par la préfecture de Djougou pour le même motif : le non-respect de la lettre de cadrage exigée par le ministère de la décentralisation, a –t-on notifié.

agencebeninpresse.info


Warning: A non-numeric value encountered in /home/www/senterritoires.com/wp-content/themes/Newspaper/includes/wp_booster/td_block.php on line 1008

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here