Des semaines après le renouvellement des bureaux des conseils municipaux et départementaux, la présidente du Sénat appelle à la mise en œuvre effective de la décentralisation qu’elle présente comme un véritable gage de développement pour les collectivités locales. Lucie Milebou-Mboussou interpelle vivement le gouvernement sur le sujet.

En février dernier, sur toute l’étendue du territoire national, ont été renouvelés les bureaux des conseils municipaux et départementaux. Quelques semaines après, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année, Lucie Milebou-Mboussou s’est inquiétée de ce que la construction de la décentralisation «peine à prendre forme». Elle n’a pas manqué de s’en plaindre auprès du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, lui rappelant que la mise en place d’une véritable décentralisation est une garantie du développement des collectivités locales souhaité par les autorités.

Sinon, «comment rendre attractives et gouvernables nos collectivités, s’il ne leur est pas accordé une réelle autonomie ?» s’est interrogée la présidente du Sénat, précisant néanmoins que cette l’autonomisation des collectivités locales que ses collègues et elle-même appellent de leurs vœux n’est pas incompatible avec le déploiement d’instruments d’accompagnement et de contrôle. Une façon de rassurer les autorités de Libreville, dont la crainte des détournements des fonds alloués par l’État et les ressources récoltées localement est légitime.

Seulement, l’élue de Fougamou (Ngounié) prévient qu’au sujet de la décentralisation qu’elle attend voir se matérialiser, «il ne s’agit pas seulement de transférer des compétences [aux collectivités locales], il s’agit de libérer la gouvernance locale».

En attendant la mise en œuvre effective de la décentralisation, Ali Bongo avait annoncée, le 31 décembre 2017, la création du Fonds d’investissement départemental (FID). D’un montant de 1 milliard de francs CFA pour chaque département, cet argent est censé financer le développement des collectivités locales. 14 mois après, on est toujours à l’étape de l’examen des projets à financer. Le FID devrait être géré par les gouverneurs de province.

Source : gabonnews


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