Selon une étude dévoilée lors du congrès de Régions de France, le 27 septembre 2018 à Marseille, les régions jouent la carte du partenariat avec les intercommunalités. Ce qui ne les empêche pas de mettre de l’ordre dans le paysage des agences de développement.
C’était l’un des chevaux de bataille des adversaires de la réforme territoriale. Au jacobinisme national, allait se substituer un centralisme régional qui mettrait en coupe réglée toutes les collectivités de proximité. Le développement économique local passerait à la trappe.

A en croire, une étude, très fouillée, dévoilée par Régions de France, lors de son congrès, le 27 septembre à Marsille, il n’en est rien. Communes, intercommunalités et départements ont , selon l’association d’élus, été étroitement associés à la définition des schémas régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Les consultations, les contributions et les ateliers thématiques se sont multipliés. Et au moment de mettre en place les SRDEII, des documents de planification à portée obligatoire, les régions ont passé des conventions avec les intercommunalités, leurs partenaires naturels, en charge d’une partie du développement économique au terme de la loi NOTRe de 2014.

Conventions sur-mesure
« La plupart des régions ont souhaité faire preuve de souplesse pour s’adapter aux territoires, en proposant des contrats adaptés aux communautés rurales, urbaines, aux EPCI en difficulté ou isolés », détaille Régions de France dans son étude réalisée avec l’appui de l’Assemblée des communautés de France (ADCF). La meilleure élève ? La Bretagne qui a déjà passé 47 conventions pour un total de 59 intercommunalités.

Pour mettre en musique les SRDEII, les régions ont aussi tendu la main aux opérateurs de l’Etat (BPI France, Business France) ainsi qu’aux chambres consulaires. Autant d’acteurs qu’elles ont souvent intégrés dans leurs agences de développement économique.

Nouvelles structures
Avec la marginalisation, programmée dans la loi NOTRe, du département dans la sphère économique et la refonte de la carte des régions, le paysage des agences de développement s’est considérablement éclairci. Centre/Val-de-Loire a ainsi fait le choix d’une structure unique. Un chemin qu’a également emprunté par la Normandie.

Dans l’immense et nouvel ensemble Grand Est, la région joue la carte de la proximité. Elle « développe sa stratégie par le biais de douze nouvelles agences territoriales implantées sur des bassins de vie, (5 agences étant interdépartementales) », explique l’étude. A cela, il convient d’ajouter cinq structures locales qui existaient avant la fusion des régions. Un maillage très fin du territoire au risque de la complexité et de la superposition des structures.

Lagazettedescommune.com


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