Les audiences foraines doivent être considérées comme un ultime recours pour résoudre le problème de l’état civil, a déclaré le préfet de Bambey, Aïssatou Touré Ba.

’’Les audiences foraines sont tellement anachroniques. On ne devrait plus les tenir mais nous, en tant que acteurs, nous devons, de moins en moins, faire en sorte d’arriver à ce stade’’, a-t-elle dit.

Elle présidait vendredi un atelier sur l’état civil, à l’initiative de l’UNICEF, l’Organisation des Nations unies pour l’enfance.

Selon Mme Ba, ’’l’audience foraine doit être un ultime recours, donc ce qui veut dire qu’il y a des efforts à faire en amont. Chacun a un rôle à jouer pour ça’’.

Elle a déploré les obstacles liés à la déclaration du nouveau-né, principalement en raison de ce qui relève de la responsabilité du père.

’’Il y a un obstacle de taille parce qu’il faut que ce soit le père qui déclare, parce que c’est un acte de reconnaissance de paternité’’, a indiqué Mme Ba. 

Elle a invité l’UNICEF à se pencher aussi les litiges pouvant constituer un blocage.

Le président du Tribunal d’instance de Bambey, Aliou Faye, a pour sa part rappelé que les audiences foraines sont encadrées par la loi.

 ’’Les audiences foraines, c’est textuel. Ce sont les textes qui le disent et la loi l’organise, donc c’est légal’’, a-t-il rappelé, avant d’ajouter que cette stratégie vise à toucher le plus grand nombre de personnes en vue de délivrer des actes considérés ’’réguliers’’

’’L’audience foraine, c’est le juge qui se déplace vers les justiciables », et pour « l’audience ordinaire, ce sont les justiciables qui se déplacent pour venir au tribunal’’, a expliqué le président du Tribunal d’instance de Bambey.

APS

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