Au niveau de l’Union Africaine, les Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ont été l’initiateur de la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local adoptée par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine lors du sommet de Malabo en Guinée Equatoriale au moi de juin 2014.

Cette Charte est un outil fondamental pour la définition, la mise en œuvre et le renforcement des politiques de décentralisation dans les pays africains. C’est un puissant document de plaidoyer que les gouvernements locaux et régionaux devraient utiliser pour amener tous les acteurs à soutenir les processus de décentralisation dans leurs pays respectifs selon l’Union africaine.

A ce jour, la Charte est signée par 15 Etats membres de l’Union africaine et ratifiée par 6. Pour devenir un instrument officiel de l’Union africaine, la Charte doit être signée et ratifiée par au moins 15 Etats et ses instruments déposés auprès de la Commission de l’Union Africaine.

CGLU Afrique se fixe comme objectif la fin de l’année 2020 pour que la Charte devienne un instrument officiel de l’Union Africaine.

Les gouvernements locaux sont revenus sur cet outil lors d’un webinaire courant mai sur l’interaction entre les Associations Nationales des Collectivités Territoriales et les Délégations de l’Union Européenne dans le cadre du processus de programmation de la coopération de l’UE (2021/2027) en Afrique.

Les associations des collectivités territoriales sont appelées à faire un plaidoyer pour influencer les lignes directrices pour que leurs priorités soient parmi celles retenues dans le cadre de l’agenda de coopération de l’UE, dont le cœur politique est l’Agenda 2030 des objectifs de développement durable (ODD) et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Pour l’expert, l’Agenda 2030 est la case prioritaire que doivent cibler les collectivités territoriales pour leur plaidoyer, vu que 80% des ODD sont mis en œuvre au niveau local.

Dans le nouvel instrument de coopération de l’UE (NDICI), il n’existe plus d’enveloppe thématique dédiée aux autorités locales. L’UE opte dorénavant pour l’inclusion des autorités locales dans la définition et la mise en œuvre dans toutes les rubriques retenues comme priorités d’intervention de la composante géographique dans chaque pays. Dans chaque pays, les associations des collectivités territoriales seront invitées par les délégations de l’UE à prendre part à la table de négociation aux côtés du gouvernement national pour définir les priorités des projets et programmes de la coopération européenne. Les associations nationales des collectivités territoriales doivent démontrer leur capacité à planifier et programmer convenablement, au risque de ne pas être prises en considération.


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