La communication des collectivités territoriales porte, au sein même de la communication publique dans son ensemble, des enjeux stratégiques spécifiques. Car certains, la définissent comme une communication institutionnelle ou parfois politique.

C’est pourquoi le penseur Bernard Miège fait distinction avec nuance car admettant parfois l’amalgame de certains et d’autres. ‘’Il faut d’abord distinguer la communication publique de la communication politique avec laquelle elle est souvent confondue’’ avant de poursuivre ‘’La communication publique est donc multiple, même si les effets qu’elle recherche se complètent plus qu’ils ne s’opposent ou se concurrencent’’. Pour caractériser cette communication institutionnelle, des d’analystes prônent une séparation théorique entre les deux appellations parce qu’elle entraîne un choix de recrutement entre des professionnels (modèle actuel) d’un côté ou des militants politiques (modèle ancien). On critique également le risque d’une personnalisation de la communication autour de l’élu attentatoire aux finalités publiques.


Ainsi, la communication territoriale revêt toujours une ambivalence nourrie par des disciplines et des enjeux divers. Les collectivités territoriales, et singulièrement les communes, sont celles qui suscitent le plus d’attentes citoyennes: la démocratie participative; la volonté du plus grand nombre de comprendre les projets; le développement durable dans ses dimensions sociales et environnementales; l’exigence de transparence et l’accessibilité de l’information et à l’heure du web social, le partage et la discussion qui reviennent ainsi dans l’espace public sous de nouvelles formes. Ses rapports avec la communication digitale ou plutôt quel serait l’impact de la communication digitale dans celle publique (territoriale). On d’abord commencer par citer le plus grand penseur de la communication publique Pierre Zemor. ‘’Les finalités de la communication publiques ne sauraient être dissociées de celles des institutions publiques, ses fonctions sont d’informer (faire savoir, rendre compte, et faire valoir), d’écouter (les attentes, les interrogations et les apports du débat public), de contribuer à assurer la relation sociale (sentiment d’appartenance collectif, pris en considération du citoyen en tant qu’acteur) et d’accompagner les changements tant comportementaux que l’organisation sociale’’, soutient-il. Ces attentes ou infobésités (à s’informer sur les affaires de la Cité) interpellent la communication qui doit devenir plus que jamais, un support de lien social, un levier d’échanges et de compréhension du sens des projets d’où l’entrée en lice du Marketing territorial, bras armé de la communication territoriale.

Contrairement à sa tutelle (communication publique et territoriale), il vise la création d’un lien d’appartenance du citoyen en unifiant la vision de la municipalité et les attentes de la population, pour un projet de développement commun. 

Le contexte actuel et la demande des citoyens, obligent ainsi la communication territoriale à ne plus être seulement une communication verticale et descendante pour devenir une communication horizontale et collaborative à même de revitaliser les processus démocratiques et la conscience citoyenne.

Mouhamadou Al Amine Sané

Spécialiste de la communication


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